C’est la rentrée : as-tu vraiment le temps d’aller vers une nouvelle version de toi ?
Chaque année, septembre revient avec son cortège de nouvelles intentions.
Nouvelle organisation.
Nouveaux objectifs.
Nouvelles habitudes.
Nouveaux projets.
C’est la rentrée.
Et avec elle revient souvent une injonction plus ou moins discrète : il faudrait repartir du bon pied.
Être plus organisée.
Prendre davantage soin de soi.
Mieux gérer son temps.
Faire du sport.
Méditer.
Mieux manger.
Définir ses objectifs.
Être plus alignée.
Comme si tu devais profiter de septembre pour devenir une nouvelle version de toi-même.
Mais si tu n’avais pas besoin de devenir quelqu’un d’autre ?
Et si tu avais surtout besoin de revenir à toi ?
À ce que tu ressens vraiment.
À ce que tu désires.
À tes limites.
À ton corps.
À ton intuition.
À cette partie de toi qui sait peut-être déjà ce qui n’est plus juste, mais que tu as appris à faire taire pour continuer à avancer.
Cette rentrée, une question me semble beaucoup plus intéressante que celle des traditionnels « objectifs de rentrée » :
Qu’est-ce que tu veux vraiment construire dans ta vie, maintenant ?
Et surtout :
Qu’est-ce que tu ne veux plus sacrifier pour y arriver ?
Revenir à soi : quand tu sais tout faire, sauf t’écouter
Il y a une autre forme d’épuisement, plus discrète que le burn-out mais qui nous marque tout autant..
C’est celui qui vient du fait de vivre trop longtemps à distance de soi-même.
Tu peux être très fonctionnelle.
Continuer à travailler.
T’occuper de tes enfants.
Répondre aux messages.
Porter des projets.
Être présente pour tes proches.
Prendre des décisions.
Tout semble fonctionner.
Et pourtant, quelque chose en toi commence à murmurer :« Je ne sais plus si cette vie me ressemble. »
Tu peux même avoir du mal à répondre à une question pourtant très simple :
« Qu’est-ce que je veux ? »
Parce que tu sais très bien ce que les autres attendent de toi.
Tu sais ce qui est raisonnable.
Tu sais ce qui est sécurisant.
Tu sais ce qu’il faudrait faire.
Tu sais comment être une personne fiable, disponible, compétente, généreuse.
Mais qu’est-ce que toi, tu veux ?
Parfois, cette réponse a été recouverte par des années d’adaptation.
Tu as appris à sentir les besoins des autres avant les tiens.
À éviter les conflits.
À ne pas décevoir.
À être forte.
À tenir.
À faire passer tes besoins après ceux des personnes que tu aimes.
À accepter certaines choses parce que « ce n’est pas si grave ».
À rester dans une situation parce que « ça pourrait être pire ».
Et progressivement, tu peux devenir très douée pour construire une vie qui fonctionne…
sans forcément construire une vie qui te ressemble.
La rentrée n’a pas besoin d’être une nouvelle injonction à faire mieux
C’est là que j’ai envie de prendre un peu de recul par rapport aux discours habituels du développement personnel.
Parce que même le développement personnel peut devenir un endroit où tu apprends à te conformer davantage.
Tu dois être plus consciente.
Plus sereine.
Plus disciplinée.
Plus résiliente.
Plus connectée à ton corps.
Plus productive.
Plus alignée.
Et si tu n’arrives pas à l’être ?
Tu peux rapidement avoir l’impression que tu n’as pas suffisamment travaillé sur toi.
Alors tu recommences.
Un nouveau livre.
Une nouvelle méthode.
Une nouvelle formation.
Une nouvelle routine.
Un nouveau carnet.
Un nouveau programme.
Toujours cette idée qu’il existe quelque part une version améliorée de toi que tu dois réussir à atteindre.
Mais revenir à soi n’est pas devenir meilleure.
C’est parfois arrêter de chercher à te réparer.
C’est commencer à te rencontrer.
Revenir à soi, ce n’est pas penser davantage
Tu peux passer énormément de temps à réfléchir à ta vie sans réellement être à son écoute.
Tu peux analyser tes comportements.
Chercher l’origine de tes blessures.
Comprendre tes schémas.
Lire sur l’attachement.
Faire de la thérapie.
Explorer ton histoire familiale.
Connaître tes mécanismes par cœur.
Et pourtant continuer à dire oui alors que ton corps dit non.
Continuer à rester alors que quelque chose en toi veut partir.
Continuer à donner alors que tu n’as plus rien à donner.
Continuer à chercher l’approbation des autres alors que tu sais déjà ce que tu veux.
Parce que comprendre n’est pas toujours suffisant pour changer.
Il faut aussi pouvoir ressentir. Écouter. Expérimenter. Faire un choix différent.
Et parfois accepter l’inconfort qui accompagne ce choix.
Ton corps peut devenir un précieux point de repère.
Une boule dans la gorge.
Une tension dans le ventre.
Une fatigue qui revient toujours au même endroit de ta vie.
Une sensation d’oppression quand tu penses à une décision.
Ou, au contraire, une sensation d’espace lorsque quelque chose sonne juste.
Cela ne signifie pas que chaque sensation corporelle est une vérité absolue.
Mais elle peut être une information.Et si tu recommençais à l’écouter ?
Jupiter et Saturne : quand le désir rencontre l’engagement
C’est aussi ce que je trouve intéressant dans l’énergie astrologique de cette rentrée.
Le 31 août 2026, Jupiter et Saturne forment un trigone exact. Jupiter est alors en Lion et Saturne en Bélier. Cet aspect se reproduira deux fois en 2027, les 3 avril et 11 juillet et ouvre un portail sur 18 mois.
En astrologie, Jupiter est traditionnellement associé à l’expansion, à la croissance, à la confiance, à l’élan vers de nouvelles possibilités.
Saturne parle davantage de structure, de responsabilité, de limites, de maturité et de construction dans le temps.
Et j’aime beaucoup leur dialogue pour cette rentrée.
Parce que désirer et construire sont deux choses différentes.
Jupiter pourrait demander : Qu’est-ce que tu aimerais vraiment vivre ?
Saturne pourrait répondre : Qu’es-tu prête à engager pour que cela devienne possible ?
L’un ouvre le champ des possibles. L’autre demande de leur donner une forme. Et peut-être que c’est justement ce qui manque parfois lorsque tu souhaites changer de vie.
Tu sais que tu veux autre chose. Mais tu attends d’être certaine. De ne plus avoir peur. D’avoir toutes les réponses. Que tout soit sécurisé. Que tout le monde comprenne. Que personne ne soit déçu. Que ce soit le « bon moment ».
Mais le bon moment n’arrive pas toujours avec une pancarte lumineuse, genre "GO, feu vert".
Parfois, il commence par un petit choix.
Désirer une autre vie ne suffit pas toujours
Tu peux vouloir davantage de liberté et continuer à accepter toutes les contraintes que tu t’imposes.
Tu peux vouloir une relation plus équilibrée et continuer à faire passer les besoins de l’autre avant les tiens.
Tu peux vouloir changer de métier et continuer à attendre que quelqu’un te dise que tu en es capable.
Tu peux vouloir prendre ta place et continuer à t’excuser d’exister un peu trop fort.
Tu peux vouloir ralentir et remplir ton agenda dès que tu as un peu de temps libre.
Tu peux vouloir vivre davantage depuis ton intuition et continuer à demander à dix personnes ce qu’elles pensent avant de prendre une décision.
Ce n’est pas une question de volonté. Et ce n’est certainement pas parce que tu ne serais pas suffisamment « alignée ».
Souvent, derrière ces contradictions se trouvent des peurs, des blessures, des loyautés familiales, des normes sociales et des apprentissages très anciens.
Tu as peut-être appris que pour être aimée, il fallait être gentille.
Que pour être reconnue, il fallait être performante.
Que pour être en sécurité, il fallait contrôler.
Que pour appartenir, il fallait t’adapter.
Alors forcément, lorsque tu commences à choisir autrement, quelque chose résiste.
C’est normal. Tu ne changes pas seulement des habitudes.
Tu touches parfois à une manière entière d’avoir appris à être au monde.
Si tu te demandais plutôt : qu’est-ce qui ne me ressemble plus ?
Quand tu veux changer de vie, tu peux avoir tendance à chercher immédiatement la réponse : « Qu’est-ce que je veux ? »
Mais cette question peut être immense. Et parfois, elle met encore plus de pression. Alors commence ailleurs. Demande-toi :
Qu’est-ce qui ne me ressemble plus ? Cette relation ? Cette manière de travailler ? Cette façon de dire oui ? Cette place dans ma famille ? Cette obligation de toujours être disponible ? Cette manière de me parler ? Cette quête de perfection ? Cette peur de décevoir ? Cette version de moi qui doit toujours être forte ?
Tu n’as pas nécessairement besoin de savoir immédiatement ce qui remplacera ce qui n’est plus juste.
Tu peux commencer par reconnaître ce qui ne l’est plus.
C’est déjà beaucoup.
Parce que mettre des mots sur ce qui se termine crée de l’espace pour ce qui cherche à naître.
Revenir à soi avant de prendre sa place
Il y a aussi une confusion fréquente autour de la notion de « prendre sa place ».
On peut croire que prendre sa place signifie parler plus fort. S’affirmer davantage. Oser dire non. Être indépendante. Ne plus avoir besoin des autres.
Mais je ne crois pas que la souveraineté ressemble à cela.
Prendre sa place ne signifie pas ne plus avoir besoin des autres.
Cela ne signifie pas devenir invulnérable.
Cela ne signifie pas ne plus douter.
Et certainement pas tout faire seule.
Au contraire.
Une femme souveraine peut demander de l’aide. Elle peut changer d’avis. Elle peut reconnaître qu’elle a peur. Elle peut être sensible.Elle peut avoir besoin des autres.
Elle peut être traversée par le doute.
Mais elle apprend progressivement à ne plus abandonner sa propre place pour obtenir l’amour, la reconnaissance ou la sécurité.
Et cela change beaucoup de choses.
Qu’est-ce que tu veux construire maintenant ?
Alors peut-être que cette rentrée peut être différente. Pas une rentrée où tu dois devenir une nouvelle personne.
Mais une rentrée où tu prends le temps de revenir vers celle que tu es déjà. Et de lui poser quelques questions :
- Qu’est-ce qui me donne de l’énergie aujourd’hui ?
- Qu’est-ce qui m’enlève de l’énergie et que je continue pourtant à accepter ?
- Qu’est-ce que je fais pour être aimée, reconnue ou tranquille ?
- Qu’est-ce que je désire mais que je n’ose pas encore choisir ?
- Quelle limite ai-je besoin de poser ?
- Quelle partie de moi ai-je mise de côté pour pouvoir m’adapter ?
Et enfin :
Si je cessais de construire ma vie à partir des attentes des autres, qu’est-ce que j’aurais réellement envie de construire ?
Tu n’as peut-être pas besoin de répondre à tout. Choisis une question. Écris-la. Laisse-la venir avec toi pendant quelques jours.
Observe ce qui se passe dans ton corps lorsque tu y penses. Observe les résistances. Les peurs. Les envies. Les « oui, mais ». Les « ce n’est pas possible ».
Et surtout, observe cette petite voix qui sait peut-être déjà.
Revenir à soi est peut-être le premier acte de souveraineté
Je crois profondément que la transformation ne consiste pas à devenir une femme qui n’a plus peur.
Elle consiste à pouvoir entendre ta peur sans lui laisser systématiquement prendre le pouvoir.
Elle consiste à reconnaître tes blessures sans leur confier toutes tes décisions.
À connaître ton histoire sans être condamnée à la répéter.
À comprendre les injonctions qui t’ont façonnée pour pouvoir progressivement choisir ce que tu gardes et ce que tu laisses.
Et surtout, à ne plus confondre adaptation et sécurité.
Parce que tu peux être parfaitement adaptée à une vie qui ne te convient plus.
Tu peux être très performante dans un rôle qui t’épuise.
Tu peux être admirée pour une force dont tu aimerais parfois pouvoir te reposer.
Tu peux avoir réussi beaucoup de choses et ressentir malgré tout qu’il est temps de changer quelque chose.
Ce n’est pas un échec.
C’est peut-être simplement le signe que tu as changé.
Cette rentrée, ne cherche pas à devenir une nouvelle version de toi
Demande-toi plutôt : Qu’est-ce qui, en moi, demande aujourd’hui à être entendu ?
Qu’est-ce que je veux protéger ?
Qu’est-ce que je veux laisser derrière moi ?
Qu’est-ce que je veux expérimenter ?
Qu’est-ce que je veux construire ?
Et surtout :qu’est-ce que je suis prête à choisir pour que cette vie puisse réellement devenir la mienne ?
Parce que revenir à soi ne signifie pas se retirer du monde.
C’est au contraire retrouver suffisamment de solidité intérieure pour y prendre une place qui soit vraiment la tienne.
Et peut-être que le nouveau chapitre que tu attends ne commence pas lorsque tu auras enfin toutes les réponses.
Peut-être qu’il commence aujourd’hui. Par une écoute. Un désir. Une limite. Un choix. Un premier pas.
Nouveau titre
Et si cette rentrée était le début d’une vie dans laquelle tu ne cherches plus seulement à être à la hauteur… mais à être pleinement à ta juste place ?
Tu n’as pas besoin de tout comprendre seule
Revenir à soi ne se fait pas uniquement dans sa tête.
Parfois, tu as besoin d’un espace pour ralentir, ressentir, déposer ce que tu portes, écouter ton corps et laisser émerger ce que tu n’arrives pas encore à mettre en mots.
C’est exactement ce que je te propose à travers mes espaces collectifs cette rentrée :
L’Appel de Lilith
Une retraite de 5 jours pour sortir des injonctions, retrouver ton désir et reprendre pleinement ta place.
Du 10 au 15 octobre à Brignoles • 2 dernières places
Constellations archétypales à PARIS
Un espace pour mettre en lumière les dynamiques invisibles qui influencent tes choix, tes relations et ta manière de prendre ta place.
Samedi 19 septembre • 9h15 à 18h • 4 dernières places
Breathwork cosmique à PARIS
Une expérience corporelle pour relâcher ce qui a besoin de l’être, traverser tes émotions et retrouver un espace intérieur plus libre.
Samedi 19 septembre • 19h à 21h • 4 dernières places


