Sokchearta
Thérapeute psycho-corporelle, Paris 11 et Aix-en-Provence
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Voyage à travers ton essence

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Le jour où j’ai décidé d’être maman - 3 moments clefs dans ma vie

14 Mar 2022 Sokchearta Femme zen

Il y a un sujet qui me tient à coeur depuis quelques temps, c’est la parentalité…et plus particulièrement ce qu’on appelle aujourd’hui la « parentalité tardive. »

« La parentalité tardive », le regard de nos sociétés et le poids des médias

Quand j’ai décidé d’écrire cet article, j’ai pris le temps d’explorer la notion de parentalité tardive et comment celle-ci était décrite dans les médias. Pourquoi ai-je eu envie d’écrire sur ce thème. Beaucoup de mes amies m’ont partagé ces dernières années leur volonté de congeler leurs ovocytes, anticipant le fait que leur 1ère grossesse se ferait certainement tardivement. D’autres m’ont partagé leurs inquiétudes de ne peut-être jamais être mère un jour. Quant au cabinet, j’accompagnais de plus en plus de femmes dont le couple traversait une PMA avec une infertilité inexpliquée physiologiquement…

 

Aujourd’hui, il n’y a pas de définition objective de la parentalité tardive même si dans le langage commun, on parle de parentalité tardive après la quarantaine. Les mots associés par les médias sont « déculpabiliser, honte, les femmes privilégient leur carrière, … » et sont souvent associées à la femme alors que les études montrent que le phénomène de parentalité tardive touche davantage les hommes que les femmes.

Pour en savoir plus, une étude intéressante ici

Recours à la PMA, le choc

Après des années à l’étranger, en missions de gauche à droite, des expériences professionnelles riches et épanouissantes, il était temps de rentrer, d’ancrer notre amour et de fonder notre famille, notre havre d’amour. Nous étions confiants et après quelques mois, il était temps d’admettre que quelque chose ne fonctionnait pas…Ce bébé ne venait toujours pas…

 

Des 1er examens de fertilité aux conclusions du médecin, des semaines de questionnement de part et d’autre : pourquoi nos corps nous trahissent…Nous avons une solution pour vous, passer par une PMA, mais pourquoi ? Parce que vous avez 39 ans. Mais pourtant j’ai encore beaucoup de follicules et ce n’est pas moi le problème ? Oui mais c’est la seule solution que nous avons…

 

Appeler les centres de fertilité : « non vous allez avoir 40 ans dans 6 mois, nous ne prenons pas en charge ce type de dossier », « oui mais avant vous devez prendre un rdv avec le psy du centre de fertilité qui validera votre demande… »

Naïvement, j’insistais en demandant pourquoi avoir 40 ans serait une contre-indication pour entrer dans le processus. Attention, accrochez-vous, la réponse est tranchante « il fallait vous y prendre plus tôt si vous vouliez un enfant ».

La PMA dans un parcours salarié

« Corinne, je rentre dans la phase de monitoring de ma PMA, je dois aller tous les 2 jours le matin à l’hôpital pour faire des analyses. J’aimerais pouvoir bénéficier d’un petit aménagement d’horaires. J’arriverai un peu plus tard que d’habitude le matin, mais je compenserai le soir. Le projet est bien lancé et on est all good dans le workplan.

- Attends Sokchearta, non je préfère que tu poses tes RTT le matin quand tu es en rdv médical ».

 

Un échange entre ma manager il y a quelques années lors de mon 1er parcours PMA. Le projet  sur lequel je travaillais était bien lancé, pas d’échéance lourde, pas d’impact sur l’organisation du travail, pas d’impact sur la cohésion d’équipe… Seulement 5 matinées où au lieu d’arriver à 9h, j’allais arriver à 10h30 max ; soit 1h30 que j’allais glisser le soir en rentrant plus tard.

 

Pour finir, j’ai du parler du cadre légal de la PMA et des absences autorisées…Ma manager de l’époque m’a alors demandé de lui montrer ce texte de loi pour pouvoir je cite « pour valider de telles absences, envoie moi tes dates et le texte de loi dont tu parles ; je n’en ai jamais entendu parler». A ce stade de la discussion, j’ai donc déposer par mail et par écrit (copie les RH) tant mes dates d’absence que le texte concerné.

L’enjeu du congé maternité quand tu es entrepreneure

3ème parcours de PMA (le 2ème ayant été avorté sous COVID-19), les questions d’aménagement de temps de travail ne se posent plus. Je suis à mon compte et je peux baliser et organiser mon travail à mon rythme.

 

C’est la suite qui posera question, est-ce que j’aurai un congé maternité confortable qui me permettra de m’arrêter et vivre l’arrivée de notre enfant sereinement…

Un sujet dense qui appellerait encore des lignes et des lignes d’écriture même si les évolutions dans nos sociétés sont là tant sur le congé parental, la charge mentale, l’équilibre vie perso/pro….pour tendre vers un équilibre homme/femmes, pour des approches non genrées.

 

La PMA reste encore un sujet tabou sur lesquelles les maladresses verbales sont encore nombreuses, tout comme le post-partum. Ces maladresses verbales ne sont pas anodines et sont aussi le reflet de nos sociétés.

 

Dans nos sociétés contemporaines, où nous sommes de plus en plus nombreuses à tenter de trouver un équilibre vie pro/perso, à nous affirmer dans notre yin (la femme mère) et notre yang (la femme guerrière qui s’épanouit professionnellement) et de même pour les hommes avec leurs archétypes (roi et amant), comment faire converger ses archétypes pour une convergence des genres dans la parentalité ?


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